Matinée assombrie
La terrasse reste fraîche
Et placide le laurier blanc
Le jardin aspergé de
La pluie fine du réveil
Est si calme
Une tache rouge ?
Pomme dans le pommier
Un cri d’enfant… et c’est le chat
Ai-je rêvé le frémissement de l’érable ?
L’agitation du branchage ?
Deux pinsons batifolent
Une éclaircie déchire la grisaille
Et c’est la fleur de courge qui
Resplendit
Le temps de lever la tête
Le soleil par quelques rayons illumine tout
Au diable les nuées !
Le chat ouvre un œil mais
Il n’est plus le temps de
Chasser
Dans le fusain les
Gouttelettes de pluie
Scintillent
La treille promet
Le vertjus
Les fraises se cachent
Les pêches de vigne mûrissent
Les tomates explosent et
L’acacia jaunit
ph elba
